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La famille, la famille et toujours la famille ?

Posted in Amour with tags , , , on May 5, 2008 by coolienne

Un mois de cela, mes parents ont invité des amis pour un déjeuner dominical, tout ce qu’il y a de plus informel. Nous étions donc douze. Au menu: grillade et le bon vieux riz cantonnais. Le paternel s’est chargé de la grillade et j’étais aux fourneaux pour frire du riz refroidi, des lanières de jambon, des crevettes, des dés de carottes et de haricots verts ainsi que des petits pois avec ma pâte de curry maison. Drôle de riz cantonnais. “Original”, selon les convives. La vie m’a appris qu’il est sage de s’assurer discrètement de la signification de cet adjectif. Etant donné qu’il ne restait presque plus rien du riz pour seize que j’ai frit, je pense avoir deviné l’exact sens donné à “Original”. Toute fière la Coolienne. Je donnerais la recette si vous êtes sage. Allez au bout de cette lecture et répondez à mes questions. ;-)

A table, quatre couples; une veuve et moi-même. Les discussions allant bon train, l’on arrivait à aborder le thème des rencontres. “Comment vous êtes-vous rencontré ?” se demandait-on. S’ensuivit un brouhaha, des regards étonnés qui se consultent. J’arrivais tout de même à distinguer les “C’est vrai, comment on s’est rencontré ?“, “Tu te rappelles ?“. Alors, la maîtresse de maison a suggéré que chaque couple raconte sa genèse, à tour de rôle et, arakara-jandriny. Ce serait donc au couple le plus jeune d’ouvrir le bal. Viendrait ensuite le tour du deuxième plus jeune…etc…

Ils se sont rencontrés... dans mes mains !

Chose assez marrante, c’est le couple de jeunes mariés qui se rappelle le moins de son histoire. Et pour cause, ils se seraient “toujours fréquenté“. En effet, à la suite du décès de son père, quand il n’avait même pas 17 ans, le jeune homme était, pendant quelques mois, hébergé chez un oncle, dont l’épouse n’était autre que la tante de la jeune femme. Ainsi s’étaient-ils fréquenté, naturellement et assez souvent, lors des visites de l’une à sa tante, ou lors de réunions familiales. Une jeune relation se serait ainsi noué puis dénoué au gré des changements, du mûrissement de l’un et (non) de l’autre. Chacun ayant suivi son propre chemin, ils se seraient perdu de vue. Ce ne fut qu’il y a deux ans qu’ils se seraient revu, quand Monsieur a largement dépassé la trentaine, mûri. Et tout fut possible.

Le deuxième plus jeune couple… Se sont rencontrés lorsque la famille de Madame a décidé de passer une semaine de vacances à la mer. C’est ainsi que la mère de Madame a demandé à sa cousine, habitant la ville de villégiature, de réserver des chambres dans un hôtel où la famille irait se loger. Ce fut Monsieur, fils de ladite cousine, qui s’en chargeait. Ainsi, les deux familles se sont retrouvé, en ce qui concerne les adultes, et connu, quant aux jeunes. Monsieur a servi de guide à la famille de Madame et de chevalier servant à cette dernière les quelques soirées passées là-bas, en compagnie d’autres cousins et amis. S’ensuivit une relation à éclipses, chacun se trouvant loin de leur terre natale et, qui plus est, à très grande distance l’un de l’autre. Le cours de choses a fait qu’ils se sont tout de même marié et reproduit.

Le troisième couple est tout “simplement” le fruit d’une obstination, d’un coup de pouce et de ce qu’on appelle “la suite dans les idées”. Madame n’est autre qu’une cousine germaine de l’ancienne épouse de Monsieur, dont il était fait veuf. Accrochez-vous. Première rencontre, il y a vingt ans de cela, lors d’une réunion de la famille paternelle de la décédée. Madame en est membre. Ca aurait probablement été la seule réunion de ce type que Monsieur aurait assistée. Il aurait néanmoins remarqué cette jeune femme d’une quinzaine d’années sa cadette, cousine de son épouse. Les années passant, près de deux décennies plus tard et près d’une décennie après la mort de son épouse, Monsieur aurait demandé à sa belle-mère (mère de la décédée), entremetteuse à ses heures (quelle famille Malgache n’en compte pas!), de lui trouver une femme convenable pour en faire une épouse. La douairière aurait pensé à une des ses nièces. Ce fut sans compter sur l’obstination de cette dernière qui, connaissant la réputation d’homme à femmes de Monsieur, l’aurait envoyé promener. Quelques mois plus tard, une complication de l’état de santé de Monsieur l’aurait contraint à une évacuation à l’étranger. Des mois d’hospitalisation et de convalescence. Me suivez-vous ? A son retour, Monsieur aurait réitéré sa demande, à la douairière, d’intervention auprès de la fière demoiselle. Même cause, même effet. Ce ne serait qu’en faisant feu de tout bois, en allant la voir à son bureau- sous-prétexte d’un dossier à constituer- que Monsieur aurait obtenu un entretien. De plus, le supérieur de la demoiselle étant une connaissance de Monsieur, et craignant un faux-pas, elle se serait résigné à le rencontrer. Habile subterfuge. Deux ans se sont passé entre la première demande d’intervention auprès de la douairière et le début de la relation.

Mes parents s’étant rencontré dans un lieu public, hors de tout cadre familial et sans aucune entremise, une découverte m’a laissée tout de même perplexe. Ainsi, sur les quatre couples présents, trois sont composés de membres qui se sont rencontré, pour chaque couple, la première fois dans le cadre familial.. Cela m’emmène à des questions: La première rencontre ayant lieu dans un cadre familial, serait-ce fait courant dans votre entourage ? Vous-même, comment avez-vous rencontré votre moitié ? Juste par curiosité (et pour des stats assez simplistes), pourriez-vous me dire de quelle nationalité vous êtes ainsi que votre moitié ?