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Peu importe le flacon ? Pourvu qu’on ait l’ivresse ?

Posted in Bonnes adresses à Tana, Ca s'est passé un jour... with tags , , , , , , , , , , , , on July 18, 2008 by coolienne

Tssssssss… cet adage ne s’applique nullement à mon cas.

En goûtant mon premier mojito sur l’Ile, avant-hier, des souvenirs de jours heureux sur le Continent sont remontés en surface. Là où il y a les amis (“Les amis dans le mojito” si l’on peut le traduire ainsi), les petites (fêtes de) soirées d’été, le soleil. Je sais, c’est drôle d’associer le Continent au Soleil, surtout venant d’une Coolienne, mais ils ont annoncé 5°C sur Tana, donc… le Continent serait beaucoup plus chaleureux et ensoleillé ces jours-ci. Bref, des clins d’oeil complices, des instants magiques de communion parfaite, des éclats de rire m’étaient revenu comme en écho, percuter mon petit pois de cerveau, bourré d’informations, de chiffres, de pourcentages, de “A faire”.

Soudainement, perchée sur un tabouret du bar, puis, plus tard, liant connaissance avec des collègues, confortablement installée à un des petits salons de l’étage, mon verre de mojito en main (bloody mary et pina colada pour certaines, THB et cocktails de vodka pour d’autres), je me suis retrouvée à des milliers de kilomètres de Tana… Une journée de shopping, un déjeuner léger et tranquille… Puis, quand le soleil se couche, nos mojitos sirotés sur une terrasse avec vue sur les toits de cette capitale continentale. Conversations tournant autour des projets professionnels, de restos récemment découverts, de voyages… et, évidemment, de relations de couple. Ah! de quoi parlaient les jeunes urbains, diplômés, dynamiques, ambitieux dont je faisais partie ces années-là? Des mêmes sujets que tout le monde, finalement.. hormis, je suppose, les voyages, les projets professionnels, l’art [impressionisme: classique; art contemporain: plus branché; le SM: encore plus branché, si, si; la zoophilie, euh non, pas encore socialement admise celle-là], des relations de couple.

Sous les tropiques (même plus froides que le Continent), rien de neuf, ce jour-là… Les problèmes au boulot, balayés d’un revers de la main (nous étions et sommes collègues, plus de deux, à prendre du bon temps et nous sommes juré de ne pas parler boulot…), difficile mais faisable. Vacances, c’est bien le moment propice pour en parler mais… nous sommes actuellement dans une spirale infernale, qui fait que, pour une fois, rester nous momifier dans ce froid de canard sans prendre de vacances nous intéresse. Fatalement, restent la politique (discute-t-on quand nous sommes tous du même avis sur pas mal de choses ?), le sexe (non! nous sommes collègues, pas potes!), la religion (j’évite), les relations de couple (pas encore assez collègues pour nous ouvrir, de brèves présentations ont eu lieu)… Et… nos cocktails, ces breuvages que nous sirotions. Merci Dieu! je ne suis pas une blasée de la vie. Mes collègues non plus apparemment. Nous, faits pour nous entendre. Nos mojito, pina colada, bloody… étaient les stars de la soirée.

Couvrant le bruit provenant des claquements des queues sur les boules (non, je ne me mets pas au roman porno… c’est juste que ce bar chapeauté par un barman fait partie de l’offre de cette nouvelle salle de billard de la place***), nos caquètements, nos dégustations (“ça goûte quoi le mojito ?“, “Bouh! j’aime pas le bloody mary“, “trop forte la pina colada“…) nous ont amusés jusque tard le soir. Perso, imbibée de mojitos, d’un petit peu de pina colada, j’ai trouvé un semblant de quiétude… jusqu’à je n’arrive plus à distinguer mon pied gauche du pied droit. J’aurais dû reprendre de leur assiette orientale (nems, sambos, tsa-siou et croquettes de poulet). Ce fut une excellente soirée. Sans mon mojito poss, excellente quand même. J’ai découvert la force de la (du?) pina colada et je m’en souviendrai. Hehehe

Ha! Mojito! Ton menthe si rafraîchissant est traître! Traître! Traître! Et tes bulles, piquantes à souhait et, en parfaite synergie avec les feuilles de l’herbe du bonheur, elles cachent ton pouvoir puisé des terres de plantation de canne à sucre, nectar délicieux et élégant. Non, je n’étais pas ivre, juste gaie et un peu pompette.

Trois jours après, me viennent les questions suivantes (et je vous livre mes réponses)

Quel est votre cocktail préféré ?” …….. Mojito (évidemment)

Quelle est votre boisson alcoolique préférée ?” ……… Vin (Rouge, Blanc, surtout le Champagne, et pas de rosé du tout)

Vin ou Bière ?” ……… Plutôt vin et très peu de bière (en fait, de micro-brasseries uniquement).

Vous le voyez, le flacon m’importe et l’ivresse n’est pas mon but. Et vous ? Qu’en est-il de vous ?

Ah! Juste un truc, avant mes 27 ans, j’étais une “sans alcool”. Sauf le Champagne en jour d’anniversaire et de fêtes. Un vin blanc frais servi avec un excellent saumon fumé, un jour d’été, a tout fait basculer… mais c’est une autre histoire.

*** Billard Café: Analakely, en haut de l’immeuble Trading Center, pas loin du magasin de sport Néron… et pas loin de mon nouveau bureau (Joie et Bonheur !). Alors……. dans le lot, une salle de billard (pas fan, la Coolienne), un bar (devenue très fan!!! lol), une cuisine de restauration et de snack (salle de restaurant et petits salons à l’étage… bonne cuisine que je n’ai pas encore totalement découverte). Néanmoins, à moi, leurs salades, leurs bons petits plats en sauce avec un ballon de blanc (leur poulet au coco et leur porc sauce moutarde sont à renverser). A d’autres, pizzas, spaghettis et paninis. Et, de temps en temps, je me permets des frites. Succulentes… mais gare aux somnolences de l’après-midi. Si réunion en vue, vite un espresso avant de partir! N’est-elle pas belle la vie ? Même sans vacances ? Si, si!

Et hop! une nouvelle catégorie à créer: “Bonnes adresses”

Et mon pif dans tout ça ?

Posted in 'bout da Coolienne, Bizarreries, Ca s'est passé un jour..., Mes posts favoris, Ohé les filles! with tags , , , , , , , , , , , , , , on June 12, 2008 by coolienne

Un jour, la première fois que j’ai lu “Affliction caused by the tongue is worse than (that caused by) the strike of the blade of a sword.“, je me suis marré. La traduction pourrait être “L’affliction causée par la parole est pire que (celle causée par) le coup de la lame d’une épée. »

Maintenant, pourquoi ai-je ri cette première fois ? Il m’arrive même et encore de sourire en pensant à ce dicton d’un penseur musulman. Parce qu’après l’avoir lu, la seule chose à laquelle j’ai pensé est l’affliction causée à mon pauvre nez par les odeurs excessives. Et à mes expériences -malheureuses, ridicules, frustrantes- inhérentes à ces agressions. Rien à voir, je sais ! Je vous invite pourtant à lire la suite…

Depuis des années -des décennies, même- mon nez, probablement plus sensible que la moyenne, me fait vivre des cauchemars que, souvent, les gens qui se trouvent aux mêmes endroits que moi ignorent. Un parfum trop capiteux d’une dame qui ripaille deux tables plus loin et, me sentant envahie et agressée, je deviens un peu nauséeuse et de mauvaise humeur. Je reconnais ce parfum que j’abhorre entre mille: Poison de Dior. A la limite, je pourrais le supporter dans un hall de gare bien aéré. Ce jour-là, en plein dîner d’hiver, j’ai dû demander à ouvrir une grande fenêtre pour aérer notre coin. Mes collègues étaient compréhensifs. Dieu merci, je n’ai jamais eu la mauvaise expérience de partager mes espaces de travail avec une dame Poison.

(car tout ne sent pas la rose…)

Parfois, de ces odeurs agressives, j’attrape même une migraine. Je me souviens de mes premiers mois à Tana, quand je suis revenue. Des migraines à chaque fois que je regagnais le centre (une fois par semaine) pour du shopping et des courses diverses. Il m’a fallu un an pour m’habituer à ce mix de pisse, d’odeur d’égouts et de fumées dégagées par les voitures.

Aussi, cette sensibilité affecte, non seulement, mon humeur mais aussi ma vie sociale, voire intime. Combien de fois ne rencontrais-je ces personnes gentilles, intéressantes, propres sur elles-mêmes avec lesquelles je commençais à discuter dans des cocktails, soirées, au bureau… pour finir complètement ignorées du fait que mon pif faisait des siennes ? Dès lors, je ne voyais qu’une bouche remuer, que des mains gesticuler. Le son était coupé. Seule la politesse m’empêchait de plaquer ma main sur mon visage et m’enfuir à toutes jambes. Des minutes à supporter une conversation à un cours normal, pas ennuyeuse ni soporifique… juste suivie avec un nez capricieux, qui me fait passer pour une personne superficielle. Qui se détale, la conversation même pas terminée.

Ou encore, je me souviens d’une soirée romantique, d’il y a quelques années, que j’ai dû écourter. En pénétrant la voiture de ce galant jeune homme que je fréquentais depuis des mois, je sentis cette odeur, que je savais connue mais à l’identité floue, tenace. C’était un bel après-midi de juillet. Un film au cinéma suivi d’un verre et un dîner étaient au programme. Dès les premiers instants dans cette voiture, je devenais très nerveuse, actionnant frénétiquement un bouton de commande pour abaisser, puis remonter la vitre. Me connaissant, mon ami me demandait si tout va bien. Je lui répondais que ça sentait mauvais, en inspectant les semelles de mes chaussures. On ne sait jamais avec ces promeneurs de chien ! Je n’ai rien vu de suspect sous mes semelles. L’origine de cette odeur était donc dans la voiture. Muet, mon ami s’est tu et s’était concentré sur la conduite.

Arrivés à destination, j’ai sauté de la voiture, soulagée. Nous nous dirigeâmes vers un guichet pour acheter nos tickets. Vite fait. Nos tickets en main, nous nous en allâmes rejoindre la salle qui diffusait notre film. Dans le couloir, cette odeur me frappa de nouveau en pleines narines. Soudain, je l’ai reconnue. Du linge mouillé, qu’on aurait repassé et plié sans le sécher. Je le lui ai dit et tout penaud, il m’a avoué que son pantalon a été repassé non séché. J’étais triste et très consciente de ce que je devais faire. Je ne me souviens plus du prétexte servi ce jour-là pour ne pas prendre ce verre. Le dîner aussi a été annulé. Car même cette odeur-là m’a rendue très nerveuse. Il l’a échappé belle, moi également. Il s’en est fallu de peu pour que tout ça ne tournât au vinaigre. J’aurais été odieuse avec lui. Je pense, avec lucidité, qu’une des raisons pour laquelle ça n’a jamais « décollé » avec lui, était que cet épisode était ancré à jamais dans mon subconscient. Aussi, de temps en temps, il avait cette odeur de peau que je n’aimais pas. Là, je pense qu’il s’agirait d’une malheureuse inadéquation. Indépendante de sa volonté, de la mienne, de celle de sa lavandière … et non des phéromones. Toujours est-il qu’il arrivait un moment où je me détachais d’un de mes meilleurs amis, beau, drôle, intelligent et avec lequel je passais des heures au téléphone. Parce que le côtoyer était devenu désagréable. Avec le recul, j’ai appris que je me protégeais pour ne pas être agressée. C’était un type gentil et sensible. Il ne m’aurait jamais agressée ni physiquement, ni verbalement. Mon nez était juste trop sélectif. Repenser à cette relation n’a jamais été facile. Des situations frustrantes, des malentendus, des larmes, des paroles incontrôlées dues à une situation de plus en plus pressante. Et cette impression de faire du mal en rejetant une personne n’a jamais arrêté de me tenailler…

Pourquoi ceci me revient en tête maintenant ? Parce que hier, j’ai croisé un ancien amoureux, par hasard, alors que je me rendais au boulot. De son siège, il m’a vue avant que j’aie pu le voir. Je le sais, pendant un certain temps, je me sentis observée mais absorbée par une manœuvre à faire, je n’ai pas repéré d’où provenait ce regard. Quand j’ai regardé dans sa direction, cette personne qui me dévisageait avait un large sourire amusé sur ce visage. Inconsciemment et sans que je sache pourquoi, j’ai doucement tourné la tête. J’ignorais pourquoi. Ce n’est qu’après un certain temps que je me suis aperçu de l’identité de cette personne. Toujours beau et visiblement content de m’apercevoir.

Aïe ! Ca pourrait se compliquer vu que cette personne est la dernière que j’ai envie de revoir. En effet, il y a une vingtaine d’années, il était épris de moi. Sentiment qui ne trouvait pas écho chez moi… et pour cause. Oseriez-vous dire à un garçon qui -vous le savez- vous veut du bien que vous ne supporteriez pas d’être avec lui ? Aussi beau, gentil, intelligent, intéressant, propre qu’il soit ? Car, tenez-vous bien, les odeurs agressives, dans la plupart des cas et dans le sien, ne sont pas affaire d’hygiène. Plutôt de peau (ou de parfum trop envahissant, de linge mouillé…). J’ai côtoyé ces personnes pendant assez de temps pour m’en apercevoir. De là à conclure que c’est une affaire de phéromones… Qui sait ? En tout cas, je ne pourrais jamais lui expliquer pourquoi j’ai fui. Il était irréprochable. Que dire ? Qu’il avait une odeur que je ne supportais pas ? Si encore le manque d’hygiène en avait été responsable, j’aurais pu me faire comprendre par cette personne amie. Ce ne fut pas le cas. Enfin, avec le recul, je sais que beaucoup ne comprennent pas mon malaise. Seule ma mère et mes sœurs reconnaissent ce qui pourrait m’indisposer. Je tiens cette « entrevue » secrète pour ne pas avoir mon entourage me demander pour la énième fois, sur une histoire qui remonte à la fin des années 80, « Pourquoi vous n’étiez pas sorti ensemble ? ». Que dire? Personne ne sait pourquoi je n’étais jamais sortie avec ce type « adorable ». Pourquoi ternir la réputation d’autrui d’autant plus que j’aurais été peut-être la seule à avoir expérimenté cela ?

Aaah! Quand je vous dis que mon nez est capricieux… Je me souviens, et je suis toute hilare en vous racontant ceci, de cette odeur d’un autre ami. Assez forte, surtout que ce jour-là, il venait de passer deux heures sur un court de tennis, livrer bataille pour contrer les assauts de notre ami commun, celui-là même qui nous a présenté l’un à l’autre. Une odeur, de la sueur coulant sous le polo couvrant -sans succès- des poils épais et abondants. Une odeur après laquelle je courais. (Et là, je sais que je frôle le ridicule.) Je me revois jouer l’ombre de son ombre, avançant à grand pas derrière lui pour me tenir à son rythme et à bonne distance. Pour pouvoir inhaler…Aaaaaah ! Le shoot parfait ! Des jours entiers, j’en étais toute retournée. Moi qui, en temps normal, fuyait les tapis pectoraux ainsi que les poils -sensés être virils mais parfaits tue-l’amour, pour moi-. C’était incompréhensible… mais totalement en accord avec un nez schizo. Bizarrement, ce gars a une odeur sur lui, que je sais prononcée et presque permanente, mais que mon nez accepte totalement. Phéromones ou pas phéromones ? En tout cas, ce type, je l’adore. Comme un frère, un ami, un confident… C’est un très bon ami. Probablement la première personne que je contacterai, dès que je foule le sol du Continent. Rien de sexuel, pourtant.

Sinon, mon nez vient en rescousse aux ménagères qui essaient de savoir si tel ou tel plat est encore bon à être réchauffé et servi. Je goûte rarement. Je suis là pour humer. Lol
Mon nez adore l’odeur du pétrole (pas les fumées d’échappement), l’allumette qui vient de brûler, l’odeur d’un de mes ex, l’odeur de ses tempes, du fruit du jacquier.

Je vais peut-être relire Le parfum de Suskind. ;-) Merci à celle qui me l’a recommandé. J’apprécie ton humour. Et oserais-je le dire, tu as du nez !

Presse malgache: j’insiste!

Posted in Presse malgache with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on June 9, 2008 by coolienne

Chaque jour suffit sa peine, a-t-on habitude de dire ? Aujourd’hui, non! Alors qu’un était prévu, voilà le deuxième post de l’après-m. Et pour cause… Hier, en suivant, Ny Any Aminay, un de mes programmes préférés sur une chaîne de télé malgache, TV+, quelle ne fut mon excitation de “présenter” à ma tante- pas familière des stations de Tana- cette émission Vita Malagasy sur les localités et petites bourgades de la région Analamanga et alentours (je pense avoir vu un peu de l’Imamo dans une des séries de cette émission). Depuis quelques mois, c’était devenu, avec les infos, notre rendez-vous du samedi.

Ainsi, pendant que les mi-urbains, mi-ruraux que nous sommes nous exstasiions sur la beauté du site visité,- Antanetibe, je crois-, le journaliste reporter a répété maintes fois de suite “sokitra” au lieu de “sikotra” en parlant de la sculpture (sur bois). Alors que, surprises et amusées, ma tante et moi nous esclaffions sur l’erreur (pourquoi en pleurer ?), notre bonne nous a rappelé que le mot correct devrait être “sokitra“. Patiemment, je lui ai dit que le mot malgache était bel et bien “sikotra”. Imperturbable, elle m’a répondu en insistant que cela devrait être “sokitra” puisqu’ “ils le disent“, en pointant le poste du doigt. Quelle ne fut ma déception. Ainsi donc, quand un journaliste écrit/ dit une chose, une partie de la population annône les “Amen”. Ca ne devrait pourtant pas me surprendre. Mais… ça m’a surpris, connaissant notre bonne, lettrée, assez intelligente, assez curieuse de nature, toujours à l’affût de nouveauté. Pas seulement en ce qui concerne son travail, aussi l’éducation de ses propres enfants, l’amélioration de son quotidien. Et elle reste toujours vulnérable. C’est dire l’influence de la presse sur les couches les plus ignorantes de notre société. Devant une telle situation, je ne peux qu’insister sur le rôle des médias sur l’éducation, même celle des adultes.

Maintenant, ignorez le cas de notre bonne. Prenez plus près de vous: imaginez vos enfants vous contredire sur l’orthographe, l’utilisation d’un mot “puisqu’ils l’écrivent” en pointant du doigt le journal que vous avez l’habitude de tenir en main (pas sûre qu’en changeant de journal, ça irait mieux, ceci dit). J’ai hésité avant de publier cette deuxième partie de ma collection des perles de la presse malgache que je lis quotidiennement. Après tout, elle date de fin mai. Mais … voilà ce que ces trois quotidiens nous ont donné de décevant à lire dans leurs titres pendant cette période (et je ne parle que de la forme, des titres. Pas d’erreur de ponctuation, pas de corps de texte).

Dans le tas: Editions de Les Nouvelles, Le Quotidien, Midi Madagasikara du 22 mai, 26 mai, 27 mai, 28 mai, 29 mai, 30 mai, 31 mai.

1- « Projection u message du fondateur du parti au Palais des Sports », légende d’une image en p.3 de LQ 22 mai 2008. Qui s’occupe de la relecture chez Le Quotidien ? ;

2- « Ticad IV : « Vers une Afrique qui gagne : une continent de l’espoir et de l’opportunité » », en Une de Le Quotidien du 26 mai 2008. Pas de commentaire ! ;

3- « Les courses de fonds sont indispensables pour tous les candidats. », légende d’une image en p.5 de Les Nouvelles 27 mai 2008. Quels fonds les gosses, sur l’image, étaient-ils en train de récolter ? En tous cas, l’article parlait de la tenue prochaine de l’épreuve d’EPS- dont les courses de fond font partie- du baccalauréat. ;

4- « Une visite dans la commune urbaine de Vatomandry, notamment au niveau du Centre de lecture et d’animation culturelle (Clac), a permis de savoir le rôle de ce dernier dans le développement de la ville.», en p.12 de LN 27 mai 2008. Oui, je sais, « connaître » et « savoir » peuvent se traduire par le même mot en malgache. Pareil en anglais. Mais bon, c’est pas une raison ! ;

5- « Reboisement doit aller de pair avec l’adduction d’eau potable et la pisciculture », en p.6 de LQ 27 mai 2008. Perso, soit, j’aurais enlevé le « l’ » et « la », soit, les aurais gardé et ajouté un « Le » à « reboisement ». Pas nécessairement une erreur mais quelque chose m’a gêné là-dedans. ;

6- « Rossy – Ses larmes ont émues et étonnent le public… », en p. 9 de Midi Madagasikara 28 mai 2008. *Soupir* ; [12 juin: évidemment, sans le “e” ni le “s”. Merci Rajiosy] ;

7- « Accident de la circulation – Un morts, deux délits de fuite et dix-neuf blessés », en p.4 de LN 31 mai 2008. Qui est correcteur/ice chez Les Nouvelles ? ;

8- « Hausse des matières premières Ce n’est qu’un avertissement », en p.2 de LN 31 mai 2008. Il s’agissait plutôt de la hausse des prix des denrées mentionnées.! Pas grave! ;

9- « Projet Agir – Les collectivités locales s’approprient du système de suivi de la vulnérabilité de la population », en p.11 de LQ 31 mai 2008. Ce n’est pas la première fois que je vois cette faute dans un Le Quotidien. ;

10- « Une Cinq’s peu en cacher une autre », p.23 de LQ 31 mai 2008. Idem qu’en 1. Bon sang! Qui s’occupe de la relecture chez Le Quotidien ? ;

11- « Clôture sur fond de promesse partenariats », en p.5 de MM 31 mai 2008. Alors, Midi ! On se relâche ?

Très facile. Les tags sont les mêmes que la dernière fois. :-) J’aurais préféré ne pas les ré-utiliser dans ce contexte-ci mais bon…

Etes-vous un être d’habitudes ?

Posted in Listes, Ohé les filles! with tags , , , , , , , on June 9, 2008 by coolienne

C’est en dégustant mon thé du matin, un jour où je pouvais rester travailler à la maison que je m’étais aperçu que je suis, franchement, un être d’habitudes. La douche écossaise matinale, je ne me réveille pas sans. Pour certains, c’est le petit déjeuner. Pour moi, c’est la douche bouillante suivie d’une douche froide (glaciale, en hiver). Ca me rend plus tonique. C’est le coup de fouet nécessaire pour démarrer la journée, dirait-on. Ah ! l’effet de ce jet froid qui s’abat sur mon corps qui venait d’être doucement tiré de sa torpeur par la chaleur. Bien qu’il s’agisse bien de mon bras qui actionne le pommeau de douche pour changer la température de l’eau (la faisant passer du chaud bouillant au froid glacial), mon corps ne peut réprimer ce raidissement. Mon « Ah !» est toujours celui de la surprise.

Quelqu’en soit la raison, certaines façons de faire étaient devenues des rituels. Par nécessité, par souci d’esthétique, par souci du confort… et souvent- tout bêtement- par habitude. Evidemment, cela pourrait être plusieurs ou toutes les raisons à la fois, comme le cas du verre d’eau au réveil. En imaginant les petites habitudes des autres (les vôtres ! chers lecteurs), je livre les miennes.

Alors… après la douche, le thé chaud. Je pourrais facilement me passer de solide. Mais ce breuvage chaud, de préférence servi bouillant, il me le faut aussi pour me sentir bien. J’ai pour habitude de prendre un peu de féculent avec (du pain complet, de préférence). Pour ne pas craquer sur des mauvaises choses à 10 heures. Ceci dit, j’ai sauté assez de fois la case « féculent » pour m’apercevoir que c’est tenable.

Un pied dehors, je deviens l’obsédée de la protection. En tout genre et de la tête au pied:

– Produit solaire, ou quand la météo a prévu une journée pluvieuse et sombre, une formule hydratante (crème légère, fluide, gel-crème… tout y passe). Depuis que je suis revenue sur mon Ile, c’est plutôt “Solaire, solaire, solaire”. Pas d’anti-rides. Parce que, j’estime, ce serait dépenser pour de piètres résultats. Plusieurs fois, et de sources variées, j’ai lu que le soleil serait le principal responsable du vieillissement cutané. Donc, je joue la carte du solaire à fond. En plus, j’ai une peur du cancer… lol ;

– Un hydratant pour le contour des yeux (de préférence, le gel-crème). J’avoue que ceci est une obsession. Il fut un temps où quand j’oubliais d’en mettre, c’était l’angoisse pour la journée. Je ne rêvais que d’une chose: rentrer à la maison me débarrasser de la crasse de la journée (un mix d’hydratant, de poussière noire des villes ou ocre de la campagne, de sébum, de rouge à lèvres, de mascara et de poudre « bonne mine »). Maintenant, m’hydrater le contour est l’étape… incontournable… au sortir de la douche. Avant même de me trouver quelque chose “à me mettre” ;

– Lentilles. Grande myope devant l’éternel, j’ai adopté il y a dix ans les lentilles souples (après une décennie de lunettes). Je guette avec inquiétude le tarissement de mon « capital lentilles ». Car semblerait-il, dixit des collègues et jamais mes opticiens, nous avons un certain nombre d’années pour supporter le port des lentilles (le fameux capital). Au-delà: lunettes ou lasix. Dix ans de lentilles, ça se fête, alors ?

– Lunettes de soleil. Pas une fashionista pour autant, je n’ai qu’une paire de fidèles Façonnable ;

– Stick labial ou mon petit pot de beurre de cacao, selon qui se trouve dans le sac du jour;

– Au cou, un foulard. De préférence, en soie. Par esthétisme et parce que la caresse soudaine, soyeuse de ce bout de tissu en pleine réunion, quand je penche ma tête à droite pour attraper de quoi noter, a le chic de me rappeler des moments inoubliables avec un ex (Maso moi ? Mais non, mais non… ;-). Ou encore, sur le Continent, quand il ventait et que je me dépêchais pour rentrer chez moi, le vent plaquait le foulard sur mon cou pour emprisonner la chaleur. Quel confort ! En plus, depuis que j’ai lu dans un magazine la raison pour laquelle Barbara Hendricks préfère cette matière, j’ai agrandi ma collection. Selon la diva, la soie est le meilleur tissu pour protéger les cordes vocales étant donné qu’elle garde la chaleur du corps. Qui fait qu’avec la soie, le cou n’attrape ni coup de chaud ni coup de froid. Et dieu sait qu’elle a besoin de les protéger, ses cordes! Perso, j’aime aussi porter cette douceur au cou, même avec mes jeans et mes khakis. Collier de perle et serre-tête en velours bleu marine proscrits ;-)

– Dans la voiture, badigeonnage de crème pour les mains. D’ailleurs, mes sacs à main se partagent trois tubes de crème pour les mains, une paire de lunettes solaires, un cellulaire (deux, depuis une semaine), mes produits de protection labiale, un flacon de Hafatra et une bouteille d’eau à moitié remplie;

– Pantalon. Par habitude. Pour ne pas attraper froid. Pour mieux courir…

Le reste de la journée, ce sera pour plus tard… Et vous, comment vous réveillez-vous ? Que transportez-vous d’indispensable/ d’habituel dans votre sac à main ? Des habitudes inavouables ? N’ayez pas peur, je suis assez large d’esprit et, en plus, pas de risque que je les répète à des membres de votre famille. Je ne les connais même pas. Lol. Sinon, bon début de semaine à tous !

PS: Il fut un temps où photographier était devenu une habitude… De faune, de flore et de paysage surtout. Pour diverses raisons, je me suis calmé… hélas!… très indépendantes de ma volonté, comme on dit.

Presse quotidienne malgache: Nos “chers” titres

Posted in Presse malgache with tags , , , , , , , , , , , , , , on May 29, 2008 by coolienne

Aie! Ca grince! Le post d’aujourd’hui ne va pas être du goût de tout le monde… mais bon, fallait bien que ça arrive. Aujourd’hui, place aux choquantes fautes d’ortho ; de frappe, aux coquilles dans la presse malgache, du moins, une partie de celle-ci.

Mais tout d’abord, chers amis blogueurs… sachez que je n’ai pas pour habitude d’aller repérer les fautes chez les autres… sauf quand elles me sautent aux yeux… ben, je les remarque. Hihihi… De plus, mes attentes sont différentes qu’il s’agisse d’un produit pro (comme les livres, les journaux, les magazines, les sites corporate), du site perso ou du blog d’un citoyen lambda. Je ne me formalise pas des fautes dans des blogs. D’ailleurs, y en a-t-il ? ;-) Avec nos abréviations, nos emoticons, notre style texto, nos verlans, nos fautes passent presque inaperçues. En plus, sur papier – noir sur blanc et au détriment de nos chers journaleux-, tout de vient plus clair et visible, j’ai l’impression.

Enfin… Revenons à nos moutons… Tous les jours, trois titres me tombent automatiquement dans les mains : Le Quotidien (LQ), Midi Madagasikara (MM), Les Nouvelles (LN). Je suis assez satisfaite de l’offre cumulée de ces trois quotidiens quant au fond, bien que les articles d’analyse soient rares. Je me suis également habitué aux disparités des statistiques sur des évènements rapportés par la presse malgache en général (écrite et audiovisuelle). Du genre, un quotidien écrit “Mr. X a donné 5 mio Ar pour l’entité E à la date D”, relayé par un autre quotidien qui y va de son “Mr. X a donné 25 mio Ar pour l’entité E à la date D”. Qui croire ? Mais bon, d’autres sources d’info viennent régulièrement compléter mon petit tour quotidien des trois. Pas grave ! (?) J’en fais une habitude, de toute façon.

Toujours est-il que le peu de soin donné par les équipes éditoriales de la place à la forme me laisse perplexe. « Coolienne ! C’est comme ça depuis des lustres ! » me diraient certains. Ben oui ! On ne se refait pas. Et comme je suis une bufflonne, quand ça me chiffonne, il faut que ça tonne ! Alors m’est venue l’idée de relever sur un temps donné, les fautes sur les titres, les sous-titres et les légendes d’image… pour voir. Je fais l’impasse sur les corps de texte et sur la ponctuation … trop de boulot ! M’en voulez-vous ? ;-)

Dans le tas : Le Quotidien, Midi Madagasikara, Les Nouvelles du 13, 16, 20, 21, 23 et du 24 Mai ;Nos chers titres

Les perles… (et je suis sûre d’en avoir raté, n’étant pas une linguiste)

1- « Commune de Manambaro : deux fois sacrées championne en santé » en Une de LQ du 13/05, reprise en p.7 ;

2- « L’agence de Behoririka est la 11ème de la chaine dans tout Madagascar » en p.4 de LQ du 13/05, légende d’une image ;

3- « Tsiro – Saveurs inconnues et mélanges incongrues au menu » en Une de LQ du 16/05, reprise en p.20 ;

4- « Population relocalisée à Vohitrambato – Plus de 400 000 dollars à débourser d’ici la fin de l’année pour leur développement » en p.4 de LQ du 23/05. Dépend du sens mais j’aurais corrigé de toute façon. Soit, j’aurais mis un « s » à « Population » et à « relocalisée », soit j’aurais remplacé « leur » par « son ». Qu’en dites-vous ? ;

5- « Le Président du Sénat a saisi l’occasion pour remercier les maires (qui font parties des grands électeurs) pour la confiance qu’ils ont accordé aux sénateurs et … » en p.12 de LQ du 20/05. Ceci dit, j’ai un doute: sur “accordé” ?. “accordée” ou “accordé” ? ;

6- « Les bicyclettes doivent avoir un système d’éclairage lorsqu’ils circulent la nuit » en p.9 de LQ du 23/05, légende d’une image ;

7- « L’ambassadeur de la Russie chez le Sénat » en p.2 de LN du 24/05 ;

Jeu des 7 erreurs… Pardon, pas fait exprès… lol. Pour l’instant, Madagasikara Midi s’en est bien tiré. Par ailleurs, je crois que ce quotidien est un des mieux corrigés de la place. Par rapport à d’autres périodes, Les Nouvelles m’a semblé meilleur. Le Quotidien, bon dernier… Dommage !

Je n’aurais pas fait tout un foin si les auteurs étaient des simples blogueurs, comme moi, pas des « pros » ou des gens qui se targuent de l’être (les lecteurs les paient pour les lire). Et même! Une simple blogueuse comme moi, prend la peine de me relire au moins une fois avant d’appuyer sur le bouton « Publish ». Surtout pour des textes assez longs et par respect pour mes lecteurs. Ca ne veut nullement dire que je n’en fais pas, des fautes. Mais je les limite au maximum, moi, la simple blogueuse.

Le « Coolienne ! Le français n’est pas leur langue maternelle » ne tient pas la route. Car il ne l’est pas non plus, pour moi. Ceci dit, je ne suis pas une pro de la comm mais je me relis. Et les « pros » de la presse écrite devraient avoir un bon correcteur, à mon humble avis. A défaut d’être de bons journalistes… Tout comme les pros de la presse audio devraient tout de même être des pros du sous-titrage (ah ! les typos, fautes d’ortho de VIVA et de MBS : légendaires !). Pas besoin de correcteur (on est dans l’audiovisuel), juste des personnes qui peuvent rédiger les quelques mots correctement.

« Même les Français font des fautes » me diriez-vous. Oui, je sais ! Pour moi, si un groupe de journalistes proposent un journal (payant de surcroît) dans une langue, je suppose qu’ils se sont posé la question de la maîtrise de cette langue (qu’elle soit maternelle ou étrangère). Je me place du côté du lecteur d’un ouvrage payant- consommateur par excellence-, il a droit à une certaine qualité. Et même si la publication n’était pas payante, se (faire) relire ne serait que politesse à autrui. Nos « chers » titres !

Disons que ceci est le résultat d’une indignation, en tant que consommatrice, devant des produits mal dégrossis. Parfois intéressants mais mal finis. Et dire que nous encourageons nos enfants à lire les journaux… Ouille !

Bon, j’irais peut-être voir les autres publications… pour rire, cette fois-ci !

La famille, la famille et toujours la famille ?

Posted in Amour with tags , , , on May 5, 2008 by coolienne

Un mois de cela, mes parents ont invité des amis pour un déjeuner dominical, tout ce qu’il y a de plus informel. Nous étions donc douze. Au menu: grillade et le bon vieux riz cantonnais. Le paternel s’est chargé de la grillade et j’étais aux fourneaux pour frire du riz refroidi, des lanières de jambon, des crevettes, des dés de carottes et de haricots verts ainsi que des petits pois avec ma pâte de curry maison. Drôle de riz cantonnais. “Original”, selon les convives. La vie m’a appris qu’il est sage de s’assurer discrètement de la signification de cet adjectif. Etant donné qu’il ne restait presque plus rien du riz pour seize que j’ai frit, je pense avoir deviné l’exact sens donné à “Original”. Toute fière la Coolienne. Je donnerais la recette si vous êtes sage. Allez au bout de cette lecture et répondez à mes questions. ;-)

A table, quatre couples; une veuve et moi-même. Les discussions allant bon train, l’on arrivait à aborder le thème des rencontres. “Comment vous êtes-vous rencontré ?” se demandait-on. S’ensuivit un brouhaha, des regards étonnés qui se consultent. J’arrivais tout de même à distinguer les “C’est vrai, comment on s’est rencontré ?“, “Tu te rappelles ?“. Alors, la maîtresse de maison a suggéré que chaque couple raconte sa genèse, à tour de rôle et, arakara-jandriny. Ce serait donc au couple le plus jeune d’ouvrir le bal. Viendrait ensuite le tour du deuxième plus jeune…etc…

Ils se sont rencontrés... dans mes mains !

Chose assez marrante, c’est le couple de jeunes mariés qui se rappelle le moins de son histoire. Et pour cause, ils se seraient “toujours fréquenté“. En effet, à la suite du décès de son père, quand il n’avait même pas 17 ans, le jeune homme était, pendant quelques mois, hébergé chez un oncle, dont l’épouse n’était autre que la tante de la jeune femme. Ainsi s’étaient-ils fréquenté, naturellement et assez souvent, lors des visites de l’une à sa tante, ou lors de réunions familiales. Une jeune relation se serait ainsi noué puis dénoué au gré des changements, du mûrissement de l’un et (non) de l’autre. Chacun ayant suivi son propre chemin, ils se seraient perdu de vue. Ce ne fut qu’il y a deux ans qu’ils se seraient revu, quand Monsieur a largement dépassé la trentaine, mûri. Et tout fut possible.

Le deuxième plus jeune couple… Se sont rencontrés lorsque la famille de Madame a décidé de passer une semaine de vacances à la mer. C’est ainsi que la mère de Madame a demandé à sa cousine, habitant la ville de villégiature, de réserver des chambres dans un hôtel où la famille irait se loger. Ce fut Monsieur, fils de ladite cousine, qui s’en chargeait. Ainsi, les deux familles se sont retrouvé, en ce qui concerne les adultes, et connu, quant aux jeunes. Monsieur a servi de guide à la famille de Madame et de chevalier servant à cette dernière les quelques soirées passées là-bas, en compagnie d’autres cousins et amis. S’ensuivit une relation à éclipses, chacun se trouvant loin de leur terre natale et, qui plus est, à très grande distance l’un de l’autre. Le cours de choses a fait qu’ils se sont tout de même marié et reproduit.

Le troisième couple est tout “simplement” le fruit d’une obstination, d’un coup de pouce et de ce qu’on appelle “la suite dans les idées”. Madame n’est autre qu’une cousine germaine de l’ancienne épouse de Monsieur, dont il était fait veuf. Accrochez-vous. Première rencontre, il y a vingt ans de cela, lors d’une réunion de la famille paternelle de la décédée. Madame en est membre. Ca aurait probablement été la seule réunion de ce type que Monsieur aurait assistée. Il aurait néanmoins remarqué cette jeune femme d’une quinzaine d’années sa cadette, cousine de son épouse. Les années passant, près de deux décennies plus tard et près d’une décennie après la mort de son épouse, Monsieur aurait demandé à sa belle-mère (mère de la décédée), entremetteuse à ses heures (quelle famille Malgache n’en compte pas!), de lui trouver une femme convenable pour en faire une épouse. La douairière aurait pensé à une des ses nièces. Ce fut sans compter sur l’obstination de cette dernière qui, connaissant la réputation d’homme à femmes de Monsieur, l’aurait envoyé promener. Quelques mois plus tard, une complication de l’état de santé de Monsieur l’aurait contraint à une évacuation à l’étranger. Des mois d’hospitalisation et de convalescence. Me suivez-vous ? A son retour, Monsieur aurait réitéré sa demande, à la douairière, d’intervention auprès de la fière demoiselle. Même cause, même effet. Ce ne serait qu’en faisant feu de tout bois, en allant la voir à son bureau- sous-prétexte d’un dossier à constituer- que Monsieur aurait obtenu un entretien. De plus, le supérieur de la demoiselle étant une connaissance de Monsieur, et craignant un faux-pas, elle se serait résigné à le rencontrer. Habile subterfuge. Deux ans se sont passé entre la première demande d’intervention auprès de la douairière et le début de la relation.

Mes parents s’étant rencontré dans un lieu public, hors de tout cadre familial et sans aucune entremise, une découverte m’a laissée tout de même perplexe. Ainsi, sur les quatre couples présents, trois sont composés de membres qui se sont rencontré, pour chaque couple, la première fois dans le cadre familial.. Cela m’emmène à des questions: La première rencontre ayant lieu dans un cadre familial, serait-ce fait courant dans votre entourage ? Vous-même, comment avez-vous rencontré votre moitié ? Juste par curiosité (et pour des stats assez simplistes), pourriez-vous me dire de quelle nationalité vous êtes ainsi que votre moitié ?

3 mai 2008: Un point pour le croco ! Et un!

Posted in Ca s'est passé un jour..., Zoo on May 3, 2008 by coolienne

La petite visite au zoo dont j’ai parlé dans le précédent post ayant eu lieu il y a deux semaines, quelle ne fut notre surprise lorsque avant hier, le petit homme nous a raconté son rêve. Semblait-il, dans son sommeil, il aurait vu le grand crocodile “crocodile beee”, que ce dernier avait la gueule ouverte et rugissait. Cette dernière action nous a été relatée à coups de rugissements, tels celui du lion, personnage d’une de ses émissions de DA préférées. Ou était-ce un tigre ? Peu importe… Toujours est-il que ce jour-là, le petit homme a demandé à retourner au zoo pour voir le crocodile. Affaire à suivre… :-)