Archive for June, 2008

Abandonné…

Posted in MESSAGES - HAFATRA with tags , , , , , , on June 24, 2008 by coolienne

Coolienne - Abandoned

Vous l’aurez remarqué, ce blog a l’air endormi abandonné depuis quelques jours, tout comme ce vélo couché contre l’arbrisseau par un courageux paysan occupé à retourner la terre de son champs non loin de-là. Il n’en a que l’air, il ne l’a jamais été. Ce que je fais actuellement de mon temps n’est qu’un arrangement pour pouvoir profiter pleinement du temps futur. Actuellement, je (m’)organise, je pose des jalons, je cours pour planter les bonnes bases et… surfer après. Mon style de vie ne me laisse aucun répit mais ce sera pour un mieux plus tard.

Enfin, je sais déjà que l’aventure que je vis actuellement me donnera de quoi remplir quelques pages de mes Mémoires (fictives, pour l’instant ) ;-).  Je vis à 100 à l’heure! Je cours! Je m’éreinte! Je me marre! Je m’énerve! Je sens! Je pédale… à fond et la tête dans le guidon ! A nous deux la vie!

Tout ça pour, sans transition tout de même, vous féliciter d’avance d’avoir atteint l’asaramanitra ! Pessimistes que nous sommes, les Malagasy ! Nous avons l’habitude la tradition de nous féliciter d’avoir atteint une date (aussi importante soit elle) tandis que sous d’autres cieux, d’autres citoyens se seraient souhaité de passer une bonne fête, un week-end, une journée, une semaine, une année… une nuit! Je me demande quel(s) autres citoyens se seraient (par tradition, par croyance, par mimétisme social ou par tel ou tel schéma social…) souhaité d’avoir atteint une date de fête nationale, une date de circoncision, une nouvelle année … Vous en-connaissez, vous ? Dites-le moi, je suis curieuse.

Allez, où que vous soyez, accrochez votre fotsy-mena-maitso, si ce n’est pas encore fait. :-) Mais oui mais oui, nous sommes le 24 juin!

A+

PS: Pour ceux qui l’ignorent, le 26 Juin est la date de la Fête nationale à Madagascar. Pour elle, je me poserai, pour célébrer l’anniversaire de notre indépendance… Oui, nous nous féliciterons d’avoir atteint cette date.

Meanwhile / En attendant / Mandra-paha…

Posted in MESSAGES - HAFATRA on June 16, 2008 by coolienne

Aah! Monday ! Cold monday!

There were cold Sat and Sundays too, cold enough to catch a flu and a conjunctivitis. Whilst the former is under control, the right eye’s healing is …..errrrrrrr….. out of sight. Sooooo, cool visitors, you could always read my below posts, or delve into the Categories (the previous link pointing to English texts sub-category, “Categories” was conveniently divided in 3 sub-categories to file posts in each of the three national languages of Madagascar), the “Good Oldies“… until I can type again. Same for my dayjob, one-eyed me can only think, not check mails, not write, not read. Now seems the time to have a break and just think, plan, dress mental lists of this week to-dos. C U soon!

PS: Music is what is left to me…

Wondering about which posts I enjoyed most writing them ? Here! In French, though… so far. Thinking of translating them in Malagasy and English. :-)

***********************************

Un lundi presque glacial!

Précédé d’un samedi et d’un dimanche tout aussi froids, parfaits pour engranger une grippe et… une conjonctivite. Alors que la grippe est bien prise en main, la conjonctivite de cet oeil froid droit s’empire. Donc, je vous laisse ce petit mot, chers visiteurs, pour prendre congé, pour vous laisser vous plonger dans les archives “Good Oldies“, les Categories (vous l’aurez remarqué, ce lien pointe vers la catégories des posts en français, néanmoins, “Categories” comporte 3 subdivisions pour classer les textes selon qu’ils aient été écrits dans l’une ou l’autre des trois langues nationales malagasy). Il est temps de tout faire “dans la tête”, étant donné que je ne peux pas lire correctement (ni mail, ni tableur, même pas l’écran de portable)… réfléchir, écrire “dans la tête”, planifier “dans la tête”, dresser des listes des choses supposées à faire dans la semaine, et ce, mentalement…etc… A bientôt!

PS!! me reste la musique……. hmmmmmmmmm

N’oubliez pas! Mes posts favoris sont ici, (veinards!) en français (uniquement pour le moment).

***********************************

Dia namely mafy ny hatsiaka. Tazo sy areti-maso no vokatra nojinjaina tato ho tao. Ny tazo aloha efa ho vita amin’izay. Fa ity areti-maso… mbola ho ela angamba. Dia mametra-beloma mandra-pitafa indray ny tenako. Hiasa tsy hampiasa maso, tsy hanoratra, tsy hamaky fa dia hanao an’eritreritra ny zava-drehetra. Avelako ianareo hamaky ny sokajin-dahatsoratra Categories (ho hitanao fa tonga any amin’ny zana-tsokajy misy ireo lahatsoratra amin’ny teny malagasy ianao? Ny “Categories” nefa dia misy zana-tsokajiny, nitahirizako ny lahatsoratra araky ny teny nanoratako azy, na teny Malagasy na Anglisy na Farantsay), ny tahiry “Good Oldies“, sns… Mandra-pahita indray izany ê!!

Ny mozika izany no metimety amin’izao.

Aza adino! Ny nahafinaritra ahy indrindra ny nanoratra azy dia ireto, amin’ny teny farantsay ihany aloha hatramin’izao. Fa mety handika azy amin’ny teny anglisy sy malagasy aho… rehefa misy maso ampy tsara. hahahaha

Et mon pif dans tout ça ?

Posted in 'bout da Coolienne, Bizarreries, Ca s'est passé un jour..., Mes posts favoris, Ohé les filles! with tags , , , , , , , , , , , , , , on June 12, 2008 by coolienne

Un jour, la première fois que j’ai lu “Affliction caused by the tongue is worse than (that caused by) the strike of the blade of a sword.“, je me suis marré. La traduction pourrait être “L’affliction causée par la parole est pire que (celle causée par) le coup de la lame d’une épée. »

Maintenant, pourquoi ai-je ri cette première fois ? Il m’arrive même et encore de sourire en pensant à ce dicton d’un penseur musulman. Parce qu’après l’avoir lu, la seule chose à laquelle j’ai pensé est l’affliction causée à mon pauvre nez par les odeurs excessives. Et à mes expériences -malheureuses, ridicules, frustrantes- inhérentes à ces agressions. Rien à voir, je sais ! Je vous invite pourtant à lire la suite…

Depuis des années -des décennies, même- mon nez, probablement plus sensible que la moyenne, me fait vivre des cauchemars que, souvent, les gens qui se trouvent aux mêmes endroits que moi ignorent. Un parfum trop capiteux d’une dame qui ripaille deux tables plus loin et, me sentant envahie et agressée, je deviens un peu nauséeuse et de mauvaise humeur. Je reconnais ce parfum que j’abhorre entre mille: Poison de Dior. A la limite, je pourrais le supporter dans un hall de gare bien aéré. Ce jour-là, en plein dîner d’hiver, j’ai dû demander à ouvrir une grande fenêtre pour aérer notre coin. Mes collègues étaient compréhensifs. Dieu merci, je n’ai jamais eu la mauvaise expérience de partager mes espaces de travail avec une dame Poison.

(car tout ne sent pas la rose…)

Parfois, de ces odeurs agressives, j’attrape même une migraine. Je me souviens de mes premiers mois à Tana, quand je suis revenue. Des migraines à chaque fois que je regagnais le centre (une fois par semaine) pour du shopping et des courses diverses. Il m’a fallu un an pour m’habituer à ce mix de pisse, d’odeur d’égouts et de fumées dégagées par les voitures.

Aussi, cette sensibilité affecte, non seulement, mon humeur mais aussi ma vie sociale, voire intime. Combien de fois ne rencontrais-je ces personnes gentilles, intéressantes, propres sur elles-mêmes avec lesquelles je commençais à discuter dans des cocktails, soirées, au bureau… pour finir complètement ignorées du fait que mon pif faisait des siennes ? Dès lors, je ne voyais qu’une bouche remuer, que des mains gesticuler. Le son était coupé. Seule la politesse m’empêchait de plaquer ma main sur mon visage et m’enfuir à toutes jambes. Des minutes à supporter une conversation à un cours normal, pas ennuyeuse ni soporifique… juste suivie avec un nez capricieux, qui me fait passer pour une personne superficielle. Qui se détale, la conversation même pas terminée.

Ou encore, je me souviens d’une soirée romantique, d’il y a quelques années, que j’ai dû écourter. En pénétrant la voiture de ce galant jeune homme que je fréquentais depuis des mois, je sentis cette odeur, que je savais connue mais à l’identité floue, tenace. C’était un bel après-midi de juillet. Un film au cinéma suivi d’un verre et un dîner étaient au programme. Dès les premiers instants dans cette voiture, je devenais très nerveuse, actionnant frénétiquement un bouton de commande pour abaisser, puis remonter la vitre. Me connaissant, mon ami me demandait si tout va bien. Je lui répondais que ça sentait mauvais, en inspectant les semelles de mes chaussures. On ne sait jamais avec ces promeneurs de chien ! Je n’ai rien vu de suspect sous mes semelles. L’origine de cette odeur était donc dans la voiture. Muet, mon ami s’est tu et s’était concentré sur la conduite.

Arrivés à destination, j’ai sauté de la voiture, soulagée. Nous nous dirigeâmes vers un guichet pour acheter nos tickets. Vite fait. Nos tickets en main, nous nous en allâmes rejoindre la salle qui diffusait notre film. Dans le couloir, cette odeur me frappa de nouveau en pleines narines. Soudain, je l’ai reconnue. Du linge mouillé, qu’on aurait repassé et plié sans le sécher. Je le lui ai dit et tout penaud, il m’a avoué que son pantalon a été repassé non séché. J’étais triste et très consciente de ce que je devais faire. Je ne me souviens plus du prétexte servi ce jour-là pour ne pas prendre ce verre. Le dîner aussi a été annulé. Car même cette odeur-là m’a rendue très nerveuse. Il l’a échappé belle, moi également. Il s’en est fallu de peu pour que tout ça ne tournât au vinaigre. J’aurais été odieuse avec lui. Je pense, avec lucidité, qu’une des raisons pour laquelle ça n’a jamais « décollé » avec lui, était que cet épisode était ancré à jamais dans mon subconscient. Aussi, de temps en temps, il avait cette odeur de peau que je n’aimais pas. Là, je pense qu’il s’agirait d’une malheureuse inadéquation. Indépendante de sa volonté, de la mienne, de celle de sa lavandière … et non des phéromones. Toujours est-il qu’il arrivait un moment où je me détachais d’un de mes meilleurs amis, beau, drôle, intelligent et avec lequel je passais des heures au téléphone. Parce que le côtoyer était devenu désagréable. Avec le recul, j’ai appris que je me protégeais pour ne pas être agressée. C’était un type gentil et sensible. Il ne m’aurait jamais agressée ni physiquement, ni verbalement. Mon nez était juste trop sélectif. Repenser à cette relation n’a jamais été facile. Des situations frustrantes, des malentendus, des larmes, des paroles incontrôlées dues à une situation de plus en plus pressante. Et cette impression de faire du mal en rejetant une personne n’a jamais arrêté de me tenailler…

Pourquoi ceci me revient en tête maintenant ? Parce que hier, j’ai croisé un ancien amoureux, par hasard, alors que je me rendais au boulot. De son siège, il m’a vue avant que j’aie pu le voir. Je le sais, pendant un certain temps, je me sentis observée mais absorbée par une manœuvre à faire, je n’ai pas repéré d’où provenait ce regard. Quand j’ai regardé dans sa direction, cette personne qui me dévisageait avait un large sourire amusé sur ce visage. Inconsciemment et sans que je sache pourquoi, j’ai doucement tourné la tête. J’ignorais pourquoi. Ce n’est qu’après un certain temps que je me suis aperçu de l’identité de cette personne. Toujours beau et visiblement content de m’apercevoir.

Aïe ! Ca pourrait se compliquer vu que cette personne est la dernière que j’ai envie de revoir. En effet, il y a une vingtaine d’années, il était épris de moi. Sentiment qui ne trouvait pas écho chez moi… et pour cause. Oseriez-vous dire à un garçon qui -vous le savez- vous veut du bien que vous ne supporteriez pas d’être avec lui ? Aussi beau, gentil, intelligent, intéressant, propre qu’il soit ? Car, tenez-vous bien, les odeurs agressives, dans la plupart des cas et dans le sien, ne sont pas affaire d’hygiène. Plutôt de peau (ou de parfum trop envahissant, de linge mouillé…). J’ai côtoyé ces personnes pendant assez de temps pour m’en apercevoir. De là à conclure que c’est une affaire de phéromones… Qui sait ? En tout cas, je ne pourrais jamais lui expliquer pourquoi j’ai fui. Il était irréprochable. Que dire ? Qu’il avait une odeur que je ne supportais pas ? Si encore le manque d’hygiène en avait été responsable, j’aurais pu me faire comprendre par cette personne amie. Ce ne fut pas le cas. Enfin, avec le recul, je sais que beaucoup ne comprennent pas mon malaise. Seule ma mère et mes sœurs reconnaissent ce qui pourrait m’indisposer. Je tiens cette « entrevue » secrète pour ne pas avoir mon entourage me demander pour la énième fois, sur une histoire qui remonte à la fin des années 80, « Pourquoi vous n’étiez pas sorti ensemble ? ». Que dire? Personne ne sait pourquoi je n’étais jamais sortie avec ce type « adorable ». Pourquoi ternir la réputation d’autrui d’autant plus que j’aurais été peut-être la seule à avoir expérimenté cela ?

Aaah! Quand je vous dis que mon nez est capricieux… Je me souviens, et je suis toute hilare en vous racontant ceci, de cette odeur d’un autre ami. Assez forte, surtout que ce jour-là, il venait de passer deux heures sur un court de tennis, livrer bataille pour contrer les assauts de notre ami commun, celui-là même qui nous a présenté l’un à l’autre. Une odeur, de la sueur coulant sous le polo couvrant -sans succès- des poils épais et abondants. Une odeur après laquelle je courais. (Et là, je sais que je frôle le ridicule.) Je me revois jouer l’ombre de son ombre, avançant à grand pas derrière lui pour me tenir à son rythme et à bonne distance. Pour pouvoir inhaler…Aaaaaah ! Le shoot parfait ! Des jours entiers, j’en étais toute retournée. Moi qui, en temps normal, fuyait les tapis pectoraux ainsi que les poils -sensés être virils mais parfaits tue-l’amour, pour moi-. C’était incompréhensible… mais totalement en accord avec un nez schizo. Bizarrement, ce gars a une odeur sur lui, que je sais prononcée et presque permanente, mais que mon nez accepte totalement. Phéromones ou pas phéromones ? En tout cas, ce type, je l’adore. Comme un frère, un ami, un confident… C’est un très bon ami. Probablement la première personne que je contacterai, dès que je foule le sol du Continent. Rien de sexuel, pourtant.

Sinon, mon nez vient en rescousse aux ménagères qui essaient de savoir si tel ou tel plat est encore bon à être réchauffé et servi. Je goûte rarement. Je suis là pour humer. Lol
Mon nez adore l’odeur du pétrole (pas les fumées d’échappement), l’allumette qui vient de brûler, l’odeur d’un de mes ex, l’odeur de ses tempes, du fruit du jacquier.

Je vais peut-être relire Le parfum de Suskind. ;-) Merci à celle qui me l’a recommandé. J’apprécie ton humour. Et oserais-je le dire, tu as du nez !

Professionalism to nurture Fihavanana ? Here we are!

Posted in Society with tags , , , , , , , , , , , , on June 10, 2008 by coolienne

Just learnt this morning about the death of a relative (an aunt of mine’s mother).

Meaning that, given our closeness, I’ll join the family bunch to present our condelences to my aunt’s family.

Equally meaning that I will surely attend the funeral mass and probably the burial.

Finally, meaning that it would be the third time in less than a week that I’m supposed to, at least, present condolences. I skipped the first condolences presentation (to another aunt’s family) to be able to honor my duty to another acquaintance’s family the day after. This third time, I’ll attend each part of the funerals but the final one: the burial.

Social duties are ingredient of Malagasy society as they are cement of our dearly cherished “fihavanana“. I’d define fihavanana as a quality obtained via the broadening of family ties network. It is maintained through practices as simple as schmoozing (when you drop a visit to close relatives or -rarer and rarer- the grand-aunt of your Dad…) to more formal moves. There are codes to observe for ceremonies such as wedding’s, funeral’s, condolences presentation, famadihana, greetings presentation for a birth, circumcision celebrations… I’d add that fihavanana is akin to friendship minus the formal aspect of some duties and the fact that one chooses one’s friends, not one’s relatives. [Btw, I think I’m not wrong assuming that Fihavanana is the biggest personal network for us, Malagasy folks. Am I ?]

Simply put, those duties are time and organization skills demanding, especially within this westernizing and more and more individualist society. When announced by tens- within a month-, those news which require your attending, your partaking, are eventually screened. It is where fihavanana can lend a hand. It allows a family to divide itself in two or three groups to attend, say, three ceremonies one given Saturday: the wedding ceremony of a cousin from Dad part, another one of a seasoned-bachelor-cum-uncle from Mum side and the funerals of this grand-aunt from so and so side. Fihavanana is both to be nurtured and a great element which allows a family to arrange social duties schedules. Who else would bother represent you and your family (as you’re supposed to attend both three ceremonies given the very Fihavanana that exists between you and each of those families) but your havana (close relatives such as Mom, Dad, siblings, grand-parents, uncles and aunts and their kids- the cousins) ?

Living in a westernized continent, I used to envy those fabulous wedding parties. Their tales (and the gossips!) could make up for the bulk of some mails and phone calls. Also, I used to feel mysef relieved from the burden of funerals attendings (and generally, those gestures related to sad news). Now living within my Ilienne society, I just try to be as organized and available as possible. They- condolences presentations, funerals, wedding and other ceremonies attendings- are amongst those social mechanisms we are used to and try to be involved in as much as possible. It’s plain duty- to support relatives in need and to celebrate with the happy ones-, which allows you, though, to connect with rarely and rarely seen relatives. Then, once in a while, I happen to be excited by the news of a favourite and close cousin’s wedding. Whoa ! A huge party expected (and sometimes planned) !

That’s life in nowadays Malagasy society. More and more of those social duties which go along with more demanding professional and private lives !

Sad ? No! Just modern and screaming for more professionnalism (“flexibility, availability and organizational skills” is the least you could replace this big big world by). And I’d especially like it when, as we have grown up, my cousins and I could solely represent the whole family to others, leaving the elderly alone. But first, we have to convince our zoky (the eldest male of our family’s third generation- us, all cousins) to learn the speech delivering art (fitenenana) as he would then become our official spokeperson… but that’s another story. What can I say ? Roaming the world is not a Fihavanana-friendly activity. lol

Presse malgache: j’insiste!

Posted in Presse malgache with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on June 9, 2008 by coolienne

Chaque jour suffit sa peine, a-t-on habitude de dire ? Aujourd’hui, non! Alors qu’un était prévu, voilà le deuxième post de l’après-m. Et pour cause… Hier, en suivant, Ny Any Aminay, un de mes programmes préférés sur une chaîne de télé malgache, TV+, quelle ne fut mon excitation de “présenter” à ma tante- pas familière des stations de Tana- cette émission Vita Malagasy sur les localités et petites bourgades de la région Analamanga et alentours (je pense avoir vu un peu de l’Imamo dans une des séries de cette émission). Depuis quelques mois, c’était devenu, avec les infos, notre rendez-vous du samedi.

Ainsi, pendant que les mi-urbains, mi-ruraux que nous sommes nous exstasiions sur la beauté du site visité,- Antanetibe, je crois-, le journaliste reporter a répété maintes fois de suite “sokitra” au lieu de “sikotra” en parlant de la sculpture (sur bois). Alors que, surprises et amusées, ma tante et moi nous esclaffions sur l’erreur (pourquoi en pleurer ?), notre bonne nous a rappelé que le mot correct devrait être “sokitra“. Patiemment, je lui ai dit que le mot malgache était bel et bien “sikotra”. Imperturbable, elle m’a répondu en insistant que cela devrait être “sokitra” puisqu’ “ils le disent“, en pointant le poste du doigt. Quelle ne fut ma déception. Ainsi donc, quand un journaliste écrit/ dit une chose, une partie de la population annône les “Amen”. Ca ne devrait pourtant pas me surprendre. Mais… ça m’a surpris, connaissant notre bonne, lettrée, assez intelligente, assez curieuse de nature, toujours à l’affût de nouveauté. Pas seulement en ce qui concerne son travail, aussi l’éducation de ses propres enfants, l’amélioration de son quotidien. Et elle reste toujours vulnérable. C’est dire l’influence de la presse sur les couches les plus ignorantes de notre société. Devant une telle situation, je ne peux qu’insister sur le rôle des médias sur l’éducation, même celle des adultes.

Maintenant, ignorez le cas de notre bonne. Prenez plus près de vous: imaginez vos enfants vous contredire sur l’orthographe, l’utilisation d’un mot “puisqu’ils l’écrivent” en pointant du doigt le journal que vous avez l’habitude de tenir en main (pas sûre qu’en changeant de journal, ça irait mieux, ceci dit). J’ai hésité avant de publier cette deuxième partie de ma collection des perles de la presse malgache que je lis quotidiennement. Après tout, elle date de fin mai. Mais … voilà ce que ces trois quotidiens nous ont donné de décevant à lire dans leurs titres pendant cette période (et je ne parle que de la forme, des titres. Pas d’erreur de ponctuation, pas de corps de texte).

Dans le tas: Editions de Les Nouvelles, Le Quotidien, Midi Madagasikara du 22 mai, 26 mai, 27 mai, 28 mai, 29 mai, 30 mai, 31 mai.

1- « Projection u message du fondateur du parti au Palais des Sports », légende d’une image en p.3 de LQ 22 mai 2008. Qui s’occupe de la relecture chez Le Quotidien ? ;

2- « Ticad IV : « Vers une Afrique qui gagne : une continent de l’espoir et de l’opportunité » », en Une de Le Quotidien du 26 mai 2008. Pas de commentaire ! ;

3- « Les courses de fonds sont indispensables pour tous les candidats. », légende d’une image en p.5 de Les Nouvelles 27 mai 2008. Quels fonds les gosses, sur l’image, étaient-ils en train de récolter ? En tous cas, l’article parlait de la tenue prochaine de l’épreuve d’EPS- dont les courses de fond font partie- du baccalauréat. ;

4- « Une visite dans la commune urbaine de Vatomandry, notamment au niveau du Centre de lecture et d’animation culturelle (Clac), a permis de savoir le rôle de ce dernier dans le développement de la ville.», en p.12 de LN 27 mai 2008. Oui, je sais, « connaître » et « savoir » peuvent se traduire par le même mot en malgache. Pareil en anglais. Mais bon, c’est pas une raison ! ;

5- « Reboisement doit aller de pair avec l’adduction d’eau potable et la pisciculture », en p.6 de LQ 27 mai 2008. Perso, soit, j’aurais enlevé le « l’ » et « la », soit, les aurais gardé et ajouté un « Le » à « reboisement ». Pas nécessairement une erreur mais quelque chose m’a gêné là-dedans. ;

6- « Rossy – Ses larmes ont émues et étonnent le public… », en p. 9 de Midi Madagasikara 28 mai 2008. *Soupir* ; [12 juin: évidemment, sans le “e” ni le “s”. Merci Rajiosy] ;

7- « Accident de la circulation – Un morts, deux délits de fuite et dix-neuf blessés », en p.4 de LN 31 mai 2008. Qui est correcteur/ice chez Les Nouvelles ? ;

8- « Hausse des matières premières Ce n’est qu’un avertissement », en p.2 de LN 31 mai 2008. Il s’agissait plutôt de la hausse des prix des denrées mentionnées.! Pas grave! ;

9- « Projet Agir – Les collectivités locales s’approprient du système de suivi de la vulnérabilité de la population », en p.11 de LQ 31 mai 2008. Ce n’est pas la première fois que je vois cette faute dans un Le Quotidien. ;

10- « Une Cinq’s peu en cacher une autre », p.23 de LQ 31 mai 2008. Idem qu’en 1. Bon sang! Qui s’occupe de la relecture chez Le Quotidien ? ;

11- « Clôture sur fond de promesse partenariats », en p.5 de MM 31 mai 2008. Alors, Midi ! On se relâche ?

Très facile. Les tags sont les mêmes que la dernière fois. :-) J’aurais préféré ne pas les ré-utiliser dans ce contexte-ci mais bon…

Etes-vous un être d’habitudes ?

Posted in Listes, Ohé les filles! with tags , , , , , , , on June 9, 2008 by coolienne

C’est en dégustant mon thé du matin, un jour où je pouvais rester travailler à la maison que je m’étais aperçu que je suis, franchement, un être d’habitudes. La douche écossaise matinale, je ne me réveille pas sans. Pour certains, c’est le petit déjeuner. Pour moi, c’est la douche bouillante suivie d’une douche froide (glaciale, en hiver). Ca me rend plus tonique. C’est le coup de fouet nécessaire pour démarrer la journée, dirait-on. Ah ! l’effet de ce jet froid qui s’abat sur mon corps qui venait d’être doucement tiré de sa torpeur par la chaleur. Bien qu’il s’agisse bien de mon bras qui actionne le pommeau de douche pour changer la température de l’eau (la faisant passer du chaud bouillant au froid glacial), mon corps ne peut réprimer ce raidissement. Mon « Ah !» est toujours celui de la surprise.

Quelqu’en soit la raison, certaines façons de faire étaient devenues des rituels. Par nécessité, par souci d’esthétique, par souci du confort… et souvent- tout bêtement- par habitude. Evidemment, cela pourrait être plusieurs ou toutes les raisons à la fois, comme le cas du verre d’eau au réveil. En imaginant les petites habitudes des autres (les vôtres ! chers lecteurs), je livre les miennes.

Alors… après la douche, le thé chaud. Je pourrais facilement me passer de solide. Mais ce breuvage chaud, de préférence servi bouillant, il me le faut aussi pour me sentir bien. J’ai pour habitude de prendre un peu de féculent avec (du pain complet, de préférence). Pour ne pas craquer sur des mauvaises choses à 10 heures. Ceci dit, j’ai sauté assez de fois la case « féculent » pour m’apercevoir que c’est tenable.

Un pied dehors, je deviens l’obsédée de la protection. En tout genre et de la tête au pied:

– Produit solaire, ou quand la météo a prévu une journée pluvieuse et sombre, une formule hydratante (crème légère, fluide, gel-crème… tout y passe). Depuis que je suis revenue sur mon Ile, c’est plutôt “Solaire, solaire, solaire”. Pas d’anti-rides. Parce que, j’estime, ce serait dépenser pour de piètres résultats. Plusieurs fois, et de sources variées, j’ai lu que le soleil serait le principal responsable du vieillissement cutané. Donc, je joue la carte du solaire à fond. En plus, j’ai une peur du cancer… lol ;

– Un hydratant pour le contour des yeux (de préférence, le gel-crème). J’avoue que ceci est une obsession. Il fut un temps où quand j’oubliais d’en mettre, c’était l’angoisse pour la journée. Je ne rêvais que d’une chose: rentrer à la maison me débarrasser de la crasse de la journée (un mix d’hydratant, de poussière noire des villes ou ocre de la campagne, de sébum, de rouge à lèvres, de mascara et de poudre « bonne mine »). Maintenant, m’hydrater le contour est l’étape… incontournable… au sortir de la douche. Avant même de me trouver quelque chose “à me mettre” ;

– Lentilles. Grande myope devant l’éternel, j’ai adopté il y a dix ans les lentilles souples (après une décennie de lunettes). Je guette avec inquiétude le tarissement de mon « capital lentilles ». Car semblerait-il, dixit des collègues et jamais mes opticiens, nous avons un certain nombre d’années pour supporter le port des lentilles (le fameux capital). Au-delà: lunettes ou lasix. Dix ans de lentilles, ça se fête, alors ?

– Lunettes de soleil. Pas une fashionista pour autant, je n’ai qu’une paire de fidèles Façonnable ;

– Stick labial ou mon petit pot de beurre de cacao, selon qui se trouve dans le sac du jour;

– Au cou, un foulard. De préférence, en soie. Par esthétisme et parce que la caresse soudaine, soyeuse de ce bout de tissu en pleine réunion, quand je penche ma tête à droite pour attraper de quoi noter, a le chic de me rappeler des moments inoubliables avec un ex (Maso moi ? Mais non, mais non… ;-). Ou encore, sur le Continent, quand il ventait et que je me dépêchais pour rentrer chez moi, le vent plaquait le foulard sur mon cou pour emprisonner la chaleur. Quel confort ! En plus, depuis que j’ai lu dans un magazine la raison pour laquelle Barbara Hendricks préfère cette matière, j’ai agrandi ma collection. Selon la diva, la soie est le meilleur tissu pour protéger les cordes vocales étant donné qu’elle garde la chaleur du corps. Qui fait qu’avec la soie, le cou n’attrape ni coup de chaud ni coup de froid. Et dieu sait qu’elle a besoin de les protéger, ses cordes! Perso, j’aime aussi porter cette douceur au cou, même avec mes jeans et mes khakis. Collier de perle et serre-tête en velours bleu marine proscrits ;-)

– Dans la voiture, badigeonnage de crème pour les mains. D’ailleurs, mes sacs à main se partagent trois tubes de crème pour les mains, une paire de lunettes solaires, un cellulaire (deux, depuis une semaine), mes produits de protection labiale, un flacon de Hafatra et une bouteille d’eau à moitié remplie;

– Pantalon. Par habitude. Pour ne pas attraper froid. Pour mieux courir…

Le reste de la journée, ce sera pour plus tard… Et vous, comment vous réveillez-vous ? Que transportez-vous d’indispensable/ d’habituel dans votre sac à main ? Des habitudes inavouables ? N’ayez pas peur, je suis assez large d’esprit et, en plus, pas de risque que je les répète à des membres de votre famille. Je ne les connais même pas. Lol. Sinon, bon début de semaine à tous !

PS: Il fut un temps où photographier était devenu une habitude… De faune, de flore et de paysage surtout. Pour diverses raisons, je me suis calmé… hélas!… très indépendantes de ma volonté, comme on dit.

Walking Down Memory Lane

Posted in Daily musings with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on June 5, 2008 by coolienne

Rêverie...

Written May 24, let to pause for some time and served fresh from the oven to you, Ladies & Gents!

“Well, must be ageing! Not that it’s bad. Just surprising. Like the first white hair, the first wrinkle, those first things that happen to you… out of the blue. Anyway, some days ago, while indulging in my usual bookstalls raid, I saw those piles of women magazines. Picked one, browsed and dumped it. Picked one, browsed, dumped. Did that many times. I was looking for a French woman magazine that was different from the ones I’m used to. No name in particular, just one that would be different. Just knew it wouldn’t be French Elle, nor US Elle (both are my fave). No Cosmo (aargh!), no Vogue. Last time I did that, I pulled off the piles a Vanity Fair (interesting reads, sometimes), a In Style (no reads, just fashion pics). Both I appreciated but which we don’t have in constant offer over here.

This time, I was searching for a while when I realized which magazine I was precisely longing for. I was craving for that old format French Glamour. No! not the current format that resembles French Cosmo a lot, minus this constant obsession over sex-related topics. The early 90s French Glamour was about edgy topics: arts, artists, rappers, actors, photographers, super-models…errr.. no Campbell, Crawford, Turlington were not artists but fascinating enough beauties. Was about extravagganza: Baron Munchausen, then Vivienne Westwood (she may have stayed the same, I had discovered her then and there). It was cool photography: black and white, brightened turquoise waters and purple flowers, fuschia veils, yellow jumpers, lime green shorts… Then, “l’agenda”, the interviews, sketches by Delhomme (?). It was like a younger, trendier Vogue. They may have same fashion shoots but topics were different (Would Vogue talk about vintage dildos ?). Ooh! And then there was this heartthrob male model, Albert Délègue. Late Délègue was almost in every women magazine. Shooting series starring him- once with Estelle, this French celeb (then model)- used to be successes. Albert Délègue, so 90s! (to see pics of him, click on Planche n°1, then Planche n°2. The last pics set is Planche n°3). I was browsing the shelves, remembering this Glamour Magazine. Of course, I didn’t find any copy of it…

Yesterday, while randomly browsing TV channels, I came across a “Hollywood stories” program. Not a favourite program of mine, except for, once in a while, the story of one or another favourite celeb of mine. Name Sharon Stone, Halle Berry, Uma Thurman, Matthew Mc Connaughey, Clooney, Ralph Fiennes…This time, it was on Beverly Hills 90210, the series. I remember that during many years in the 90s, I used to follow it religiously, up to addiction point. Now, this program! They talked about casting, production, shootings, story, race quota (BH 90210, at its debut, used to be a all-white program, not exactly loyal to RL California high schools), youth issues…

Things they said in there, I’m pretty sure to have heard/read about them then. At a time, one striking aspect they talked about was about actors’ age. They were 20+ actors pretending to be high school students. Then, suddenly, I remembered that, when BH 90210 was all the rage, my posse and I- we all loved this series- were in that same age range too. The first year it was aired, I was well past high school. We were freshmen in a B-school. Still remember those 5pm rushes in the metro station, to catch the earliest wagon, to be home at 5.30. Then, entering my apartment, grabbing the remote control to turn the TV on. Then only, getting rid of those layers whilst catching glimpses. Commercials breaks ? They were designed to allow me to go to the loo. Lol Else, I’d wait for the next one for that specific purpose. Everything was done in warp speed not to miss any minute of the show. A real trip down memory lane, this program was.

There was “Some days ago”, there was “Yesterday”. Of course, there must be “Today”.

This morning, I was standing next the CD box (hear! I am talking about CDs, not mp3 files) when I decided to have a closer look. Opened it. Retrieved old CDs we used to listen to. Malagasy singers and hip 90s bands (had their heydays then). Most I didn’t want to listen to but these guys… they rock! R.E.M rocks.

The moment I started listening to # 1song in “Automatic for the people” till moment I finished with last song in the “Losing my religion” album, Out of Time… it was about singing along the arias, whistling, dancing (“Shiny Happy People”, my 3-yo nephew likes dancing on this song). It was about reminiscing as well. Some bad days, other happy days. My past was unearthed, a past my parents didn’t know every detail of. RE.M songs make you think. Stipe’s almost plaintive voice has this ability to lead you somewhere you have to reflect, to cry, to dream (check that link! I’m not a reference as for Michael Stipe trivia & bio).

Btw, weren’t one or two REM songs aired in BH 90210 ?

Who needed boyfriends when friends, studies, museums, Beverly Hills 90210, R.E.M, French edition of Glamour… used to be the landmarks of one’s young adulthood ? Not me!”